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Action en secteur rural

Que l’on habite en ville ou en campagne, on retrouve l’expression des mêmes besoins : d’un côté, rester vivre chez soi, ne pas y être isolé, y vivre en sécurité, garder son réseau amical et familial, ses activités ; de l’autre, faire face à la rareté et au coût du logement, du transport lié à l’exercice ou à la reprise d’un travail, d’une formation, d’un stage.

La réponse apportée ne peut cependant pas être la même qu’en secteur urbain et il faut s’organiser différemment pour faire face aux contraintes.

Une phase d’étude et d’expérimentation était donc nécessaire. Le Fonds Social Européen, via l’aide 4.2.3 aux micro projets associatifs, a permis d’enclencher ce processus d’expérimentation. Mais des précurseurs cependant n’ont pas attendu… voici leur témoignage.

En septembre dernier, Colette, jeune nonagénaire pionnière de la cohabitation intergénérationnelle, accueille dans sa maison sa neuvième hébergée, Noélie. Avant elle, se sont succédé Annick, Hélène, Elodie et les autres… toutes heureuses de venir vivre le temps d’une formation ou d’un contrat de travail, dans un lieu calme et ouvert sur la nature. Colette habite en effet dans un petit village à quelques kilomètres de Bouaye. Noélie arrivait de Rennes où elle vit avec son compagnon : « L’an dernier, j’ai passé le concours d’aide-soignante, et c’est à Nantes que j’ai été reçue. J’arrivais dans une ville où je ne connaissais personne, je ne voulais pas vivre seule et n’avais pas les moyens de payer un nouveau loyer. Je me suis dit que je me sentirais bien ici » dit-elle en se tournant vers Colette avec un grand sourire. Habiter à la campagne ne lui posait pas de problème, au contraire, car il lui fallait disposer d’une voiture pour effectuer ses stages, nombreux et répartis sur toute l’agglomération.

Plusieurs mois après, elle goûte pleinement la compagnie de Colette et le calme de sa maison, surtout après ses longues journées de stage, qui peuvent démarrer à 6 heures du matin ou finir à 21 heures.
Noélie savoure sa chance d’avoir rencontré Colette qui lui a offert les « conditions idéales de compagnie et d’hébergement » pour réussir sa formation et se lancer ensuite dans la vie active. Colette mesure la sienne, de pouvoir de son côté continuer à vieillir chez elle, depuis le décès de son mari, en étant rassurée par la présence de son hébergée le soir et la nuit.


On pourrait aussi raconter l’histoire de Paule, 91 ans, qui vieillit tranquillement chez elle à Château-Thébaud, grâce à la présence régulière de Cécile d’abord, puis de Monique qui ont fait fi de la distance et apprécié l’une et l’autre le calme et le charme des lieux. Ou celle de Bernadette, 55 ans, en mutation professionnelle, qui a accompagné les soirées de Madeleine trois années d’affilée à Saint-Aignan de Grand Lieu, avant le départ de celle-ci en maison de retraite l’été dernier. Bernadette est accueillie aujourd’hui chez Georgette, 84 ans, à Treillières : « jusqu’à mon départ en retraite dans deux ans, si tout va toujours bien entre nous » !

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L'association Le temps pour toiT facilite la cohabitation entre différentes générations. Des recrues sont recherchées. Faire cohabiter des personnes qui ne se connaissent pas.

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